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          SOYEZ TOUJOURS JOYEUX !!!

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          Un des plus petits versets bibliques est  1 Thessalonicien 5.16 et en trois mots il nous invite à une dynamique essentielle dans nos vies. Que nous invite-t-il à vivre selon vous ?       

          « Soyez toujours joyeux »

          Belle théorie n’est-ce pas surtout lorsqu’on sait combien  de mauvaises nouvelles nous recevons par jour, et combien de soucis pèsent sur nos épaules.

          Que veut nous dire alors Paul avec cette invitation ?

          Qu’entends-t-il par être joyeux ?

          Il nous invite à nous réjouir, aux premiers regards sur nos vies il est vrai que bien souvent nous ne voyons pas toujours de grandes choses qui nous amènent à la reconnaissance ou à être réjouit, à ce sujet j’aimerais vous partager ce témoignage.

          Depuis quelques jours, lors de mes promenades matinales avec mon chien dans les champs,   j'avais l'habitude de ramasser une ou deux petites poignées de noix en passant près d'un noyer et tout en restant pratiquement sur le chemin. Ces 1 à 2 petites poignées nous permettaient d'agrémenter notre salade le soir lors du dîner. Rien de très extraordinaire, somme toute, mais l'occasion de se réjouir avec cela et d'en remercier le Seigneur. Dans quelques années lorsque je serai muté dans une autre église, il y a une très forte probabilité que je ne pourrai plus faire ce genre de balade et donc plus pouvoir ramasser 1 à 2 petites poignées sur le chemin. 

          Dans la nuit de jeudi à vendredi il y a eu un  vent relativement fort et la pluie a gagné notre région. Le vendredi matin, lors de cette balade matinale, incroyable toutes les noix tombées et pratiquement disponibles sur le chemin même. J'ai commencé à en ramasser au point que les deux poches de ma veste en étaient complètement remplies. 

          Et au lieu de continuer mon chemin dans la joie et la reconnaissance de la profusion inattendue de toutes ces noix, je me suis aperçu en train de regretter et rouspéter de ne pas avoir une troisième poche ou même un petit sac pour en ramasser encore plus, tellement il y en avait. J'avais en poche la récolte de 3 à quatre jours selon le rythme des semaines passées et au lieu de me réjouir de cette abondance non programmée, je rouspétais de ne pas pouvoir engranger plus !!!!!!!!!

          C’est peut être bien souvent notre cas à nous aussi,  et c’est là que Paul nous interpelle avec ce verset « Soyez toujours joyeux »

          Tout au long d’une journée nous avons milles possibilités de nous réjouir et nous choisissons de regarder à ce qui ne fonctionne pas.

          Si nous nous arrêtions chaque matin pour nous réjouir du chant d’un oiseau, d’une fleur qui est éclose, du sourire d’un enfant , d’un voisin, d’un petit geste d’amitié reçu, de pouvoir respirer, d’avoir un toit il y a tant de sujet de reconnaissance que nous pourrions alors appliquer le verset suivant qui nous dit « Priez sans cesse.  En toute circonstance, rendez grâces » et oui nous avons tous apprit à nos enfants à dire merci à être poli et reconnaissant envers nous et les personnes qu’ils côtoient.

          Cependant nous avons oublié l’essentiel nous réjouir de ce que Dieu met devant chacun, chacune de nous et lui offrir notre reconnaissance pour toutes ces petites attentions qu’il déverse sur nous à chaque instant.

          Alors  comme Paul nous invite soyons toujours joyeux  et soyons reconnaissant envers notre Seigneur et Roi de nos vies car il est un Père aimant, qui sait nous chérir au-delà de tout ce que nous pourrions imaginé, il nous remplit de son amour, de sa paix, et il pourvoit à nos besoins en tout temps, même si parfois cela est pénible il est à nos côtés réjouissons-nous car si nous acceptons de le suivre nous ne serons plus jamais seul, mais toujours accompagné et soutenu dans chacun de nos pas que ce soit dans la joie ou la peine il sera toujours présent

          Brigitte Staboli Pasteur assistant

          Le fruit de ‘l’Esprit Galates 5 :13 à 25


          Il y a un contraste entre le fruit de l’esprit et les fruits de la chair qui est de l’ordre d’un précipice.

          Les fruits sont le résultat de la vie. D'abord paraît le bourgeon, puis la fleur, finalement le fruit est  mûr pour la récolte. Ce qui permet  toutes ces choses c’est la vie de l'arbre, portant le fruit, la vie, aussi des forces de la nature, du soleil, de la pluie, qui apportent leurs bienfaits.

          La comparaison est exacte. Le fruit de l'esprit est le résultat direct de la vie de Christ apportée au croyant par l'Esprit, « le fruit de justice» qui est par Jésus-Christ (Phil. 1:11). Il est le résultat d’une véritable communion  constante avec Christ. « Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, porte beaucoup de fruits » (Jean 15 :) La perte de cette communion explique souvent notre impuissance à porter du fruit, et rien ne peut remplacer cela, il nous faut marcher avec Dieu. Christ dira en jean 14.6 « Je suis le chemin, la vérité et la vie. » Seule notre fidélité envers Christ et notre application de ces principes peuvent nous permettre de vivre le fruit de l’esprit dans notre quotidien.

          Ce principe du chemin implique une croissance, un cheminement étape par étape afin de pouvoir vivre toujours plus cette communion avec Christ et d’être imprégné par son Esprit pour refléter cela sur notre prochain

          Parfois nous pensons qu’il suffit de prier pour porter ce fruit de l’Esprit alors que cela demande le travail de toute une vie dans les pas de Christ. Ces chrétiens sont parfois à l’image de cet adolescent qui désirait faire pousser des tomates dans son jardin. Il acheta des plants, les mit en terre et en pris soin. Cependant l'atmosphère poussiéreuse de Londres leur était peu favorable, et vers la fin de l'été il commença à  désespérer de ne jamais récolter de fruits. Jugez donc de sa surprise lorsqu'un beau matin il vit pendre de grosses tomates mûres à ses plants. Ravi, stupéfait, il se précipita dans le jardin, mais il constata alors que sa mère les avait attachées avec une ficelle.

          Cela illustre ce que beaucoup de chrétiens aimeraient faire avec le fruit de l’esprit. Ne pas remplir les conditions pour porter du fruit mais utiliser sa propre force, ses propres ficelles afin d’en refléter ce fruit, cependant cela ne peut durer dans le temps et les ficelles apparaissent bien vite.

          La puissance réelle du fruit de l'Esprit. C'est l'influence tranquille d'une vie pleine de beauté, plutôt que la puissance torrentielle d'un ministère plein de feu, et cela vient de notre communion avec Dieu et non d'un moment de crise.

          On raconte que lorsque la construction du Forth Bridge en Ecosse était près d'être terminée, les ingénieurs, pendant toute une journée froide et sombre, essayèrent vainement de rapprocher certaines importantes poutres de fer. Ils eurent sans succès, recours à tous les procédés imaginables de la mécanique, et à la fin de la journée se retirèrent absolument impuissants. Mais le lendemain matin, le soleil d'été enveloppa de ses chauds rayons les grandes masses de fer et la dilatation produite leur permit bientôt de faire la soudure. Il en est ainsi d'une grande partie de l'œuvre de l'Esprit. Sa puissance opère parfois plus irrésistiblement par les forces calmes de l'amour, de la joie et de la paix, que par les manifestations plus frappantes.

          Alors si nous revenons à Jean 14.6 qui nous dit que Christ est le chemin pour que nous portions du fruit nous devons être ancrés en Lui et pour cela il existe une seule recette une intimité avec Christ, une méditation de sa parole, un dialogue dans la prière, ne pas hésiter à dire je ne sais pas Seigneur montre-moi, guide moi. Même si nous devons nous mettre en route il nous faut toujours remettre nos projets dans ses mains, analyser nos motivations à la lumière de son enseignement et savoir rester à son écoute afin de pouvoir rester en cheminement dans ses pas.

          Christ nous dit ensuite qu’il est vérité s’il est pour nous vérité nous pouvons alors lui poser nos questions, lui parler de nos doutes car Sa vérité viendra éclairer ce chemin sur lequel nous sommes avec Lui et nous permettra de faire le pas supplémentaire afin de pouvoir aller plus loin en lui par lui et avec lui

          Et lorsque nous lui posons des questions sur ce chemin de vie, son amour autant que son acceptation sont inconditionnels.

          Vient ensuite le dernier point : Jésus est la vie.

          Au travers de notre cheminement, de nos questionnements des réponses reçu de notre Roi nous sommes amenés à nous poser la question est-il la vie ? Si oui alors il nous faut lui faire allégeance et plier le genou afin qu’il puisse régner non seulement en sauveur sur nos vies mais aussi en Maitre. Dans notre société aujourd’hui avoir un maitre ne signifie pas grand-chose cependant avoir un maitre veut dire être soumis à sa volonté, veut dire devenir librement esclave de Christ car nous savons qu’en lui nous vivons la vie éternelle et que nous avons un accès illimité auprès de Dieu, un accès à sa présence et que nous sommes vainqueur de la mort avec Christ car notre vie ne s’arrêtera pas à ce court temps terrestre mais sera tout comme pour Christ sans fin auprès de Dieu.

          Et là, seulement là après avoir vécu avec lui ces trois étapes, je peux à présent comprendre et accepter le bien fondé de ses commandements et exigences car leurs observations viendront d’un cœur entier et non d’un esprit partagé.

          Et là, je peux enfin comprendre avec ma tête, mon cœur et mes émotions ce que Jésus demande en Jean 15 :9

          Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés ; demeurez dans mon amour.

          Si vous observez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme, en observant les commandements de mon Père, je demeure dans son amour.
              
          Et alors nous pouvons vivre ce fruit de l’esprit en aimant notre Dieu et notre prochain en le voyant avec les yeux de Christ comme un frère une sœur sur le chemin et nous pouvons être cette personne qui lui tendra la main et l’amènera à faire le pas de plus pour vivre cette plénitude en Christ. 

          Pasteur Assistant Brigitte Staboli






          Mais le fruit de l’Esprit est : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur, maîtrise de soi ; (Galates 5.22) 

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          Mais le fruit de l’Esprit est : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur, maîtrise de soi ;

          Le Saint-Esprit ne produit qu’une sorte de fruit : Il transforme le chrétien à devenir semblable à l’image de Christ. Toutes les vertus énumérées ici caractérisent la vie d’un enfant de Dieu.

          Que veut dire Paul lorsqu’il parle de l’amour comme fruit de l’esprit ?? Si ce n’est la communion avec Dieu afin que nous ne fassions qu’un avec Dieu dans notre manière de voir notre prochain. Amour « agape » en Grec signifie charité, affection, bonne volonté, bienveillance, c’est la forme la plus haute et la plus noble de l’amour qui est ici employé car c’est voir l’autre comme un être précieux aux yeux de Dieu.

          Cet amour est sans calcul ni commencement ni fin quoi qu’il arrive il est appelé à perdurer au travers des bons et mauvais moments, il est appelé à 

          se réjouir avec l’autre, à pardonner sans conditions, à pleurer avec l’autre lorsqu’il sera dans la peine, à savoir écouter et porter le fardeau ensemble. 

          Il est gratuit sans attente de retour, nous ne pouvons espérer un retour sur investissement au même titre que Christ sur la croix nous sommes appelés à donner sans compter non pas seulement de nos finances, de notre temps mais donner notre cœur, notre amitié, notre amour à l’autre sans poser de limites.

          Seule cette unité de pensée, de but pour la gloire de Dieu, est la preuve de notre appartenance à Christ, de notre nouvelle naissance.

          Cependant il nous faut tenir compte de notre humanité,  nous ne pouvons vivre cela en continu il nous arrivera de tomber, de pester contre des situations, des personnes.

          Nous avons un Christ qui est pardon et amour et en tant que Maître de nos vies, il nous appelle à son exemple, à nous relever, à revenir vers cet amour inconditionnelle, il ne regarde pas à notre chute, il regarde à notre manière de nous relever, à notre cœur qui est tourné vers l’amour de l’autre. Ce miracle ne peut exister qu’au travers de l’action du St Esprit.

          Nous sommes au travers du Saint Esprit, de cet amour pour Dieu, qui se traduit par l’amour du prochain, introduit dans l’Alliance avec Dieu, cette alliance inaliénable qui nous pousse a toujours mieux connaître notre Sauveur et Maître de notre vie.   

          Brigitte Staboli (Pasteur assistant Chapelle Protestante Montpellier)

          SI TU CROIS

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          Si tu crois qu'un sourire est plus fort qu'une arme, 
          Si tu crois à la puissance d'une main offerte, 
          Si tu crois que ce qui rassemble les hommes est plus important que ce qui divise, 
          Si tu crois qu'être différent est une richesse et non pas un danger, 
          Si tu sais regarder l'autre avec un brin d'amour, 
          Si tu préfères l'espérance au soupçon, 
          Si tu estimes que c'est à toi de faire le premier pas, plutôt qu'à l'autre,

          Si le regard d'un enfant parvient encore à désarmer ton cœur, 
          Si tu peux te réjouir de la joie de ton voisin, 
          Si l'injustice qui frappe les autres te révolte autant que celle que tu subis, 
          Si pour toi l'étranger est un frère qui t'est proposé, 
          Si tu sais donner gratuitement un peu de ton temps par amour, 
          Si tu acceptes qu'un autre te rende service,

          Si tu partages ton pain et que tu saches y joindre un morceau de ton cœur, 
          Si tu crois qu'un pardon va plus loin qu'une vengeance, 
          Si tu sais chanter le bonheur des autres et danser leur allégresse, 
          Si tu peux écouter le malheureux qui te fait perdre ton temps et lui garder ton sourire, 
          Si tu sais accepter la critique et en faire ton profit, sans la renvoyer et te justifier,

          Si tu sais accueillir et adopter un avis différent du tien, 
          Si pour toi l'autre est d'abord un frère, 
          Si la colère est pour toi une faiblesse, non une preuve de force, 
          Si tu préfères être lésé que faire tort à quelqu'un,

          Si tu refuses qu'après toi ce soit le déluge, 
          Si tu te ranges du côté du pauvre et de l'opprimé sans te prendre pour un héros, 
          Si tu crois que l'Amour est la seule force de dissuasion, 
          Si tu crois que la Paix est possible,

          ... Alors la Paix viendra.


          Pierre Guilbert

          Né en 1924, cet homme, selon Marcel Brisebois, « a dû connaitre une grande souffrance (amputé de plusieurs doigts) et s'est fait une cuirasse pour être invulnérable. Il sait reconnaître ses hésitations, ses faiblesses et ses lâchetés. »

          Pierre Guibert, théologien, ancien curé d'une importante paroisse parisienne, prédicateur de retraites, auteur de divers ouvrage

          À l'époque de l'entrevue, il était curé de la paroisse de Saint-Thomas d'Aquin à Paris. Plongé dans l'action, il est aujourd'hui chargé de l’animation du S.R.V.F. (Service Régional des Vocations Féminines) en Ile-de-France, un organisme qui accueille et accompagne les jeunes filles en recherche.

          En imprégnant toute la démarche d'accompagnement, cette ouverture au sens de l'Eglise, selon l'organisme, constitue plus qu'un simple point d'attention.  Bon pédagogue, il cherche à être clair, méthodique et à être compris. li est l'auteur de « La prière retrouvée » (Éd. Le Cerf, 1996).

          Luc 7:36-50

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          Luc 7:36-50 « Un des Pharisiens pria Jésus de manger avec lui. Jésus entra dans la maison du Pharisien et se mit à table.
          37 Et voici qu’une femme pécheresse, qui était dans la ville, sut qu’il était à table dans la maison du Pharisien ; elle apporta un vase d’albâtre plein de parfum
          38 et se tint derrière à ses pieds. Elle pleurait et se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus, puis elle les essuyait avec ses cheveux, les embrassait et répandait sur eux du parfum.
          39 A cette vue, le Pharisien qui l’avait invité dit en lui–même : Si cet homme était prophète, il saurait qui est la femme qui le touche et ce qu’elle est : une pécheresse.
          40 Jésus prit la parole et lui dit : Simon, j’ai quelque chose à te dire. –– Maître, parle, répondit–il. ––
          41 Un créancier avait deux débiteurs ; l’un devait cinq cents deniers et l’autre cinquante.
          42 Comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur fit grâce de leur dette à tous deux. Lequel l’aimera le plus ?
          43 Simon répondit : Celui, je suppose, auquel il a fait grâce de la plus grosse somme. Jésus lui dit : Tu as bien jugé.
          44 Puis il se tourna vers la femme et dit à Simon : Vois–tu cette femme ? Je suis entrée dans ta maison, et tu ne m’as pas donné d’eau pour mes pieds ; mais elle, elle a mouillé mes pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux.
          45 Tu ne m’as pas donné de baiser, mais elle, depuis que je suis entré, elle n’a pas cessé de me baiser les pieds.
          46 Tu n’as pas répandu d’huile sur ma tête ; mais elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds.
          47 C’est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés sont pardonnés, puisqu’elle a beaucoup aimé. Mais celui a qui l’on pardonne peu aime peu.
          48 Et il dit à la femme : Tes péchés sont pardonnés.
          49 Ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux–mêmes : Qui est celui–ci, qui pardonne même les péchés.
          50 Mais il dit à la femme : Ta foi t’a sauvée, va en paix.
          Il existe deux hypothèses concernant la date de rédaction de cet évangile
          •  dans les années 80-90. Il se serait servi de la source de Marc
          •  Soit que Luc ait écrit son évangile beaucoup plus tôt, entre 37 et 41
          Il ne nous ait pas essentiels de connaitre cela pour la compréhension du texte il nous faut par contre savoir que juste avant ce passage Jésus mentionne son titre de fils de l’homme que personne ne le reconnait comme Messie, il est plutôt dans une dynamique ou les pharisiens, les juifs le rejettent car ils ont peur pour leurs privilèges et attendent un Messie qui vient en Royauté et non pas un homme des plus humbles.

          Jésus est invité chez un pharisien (Simon) il est clair que les pharisiens ne sont pas ses meilleurs amis, arrêtons-nous deux minutes sur la perception et sur qui était ces pharisiens ces hommes étaient l’image de la superstition et de piété des gens qui aimaient se montrer en public quand ils priaient afin de se sentir important, ils ont besoins de se distinguer des autres.

          Cependant cet orgueil humain va les perdre car leurs oeuvres ne sont pas à la gloire de Dieu mais à leur propre gloire. Ils faisaient plus de cas de la cabale que de l’Ecriture (l’Ancien Testament). Ils enseignaient, l’immortalité de l’âme, des rétributions et un jugement après la mort, ainsi que la résurrection des corps.
          Il est à noter que ce sont des gens qui ont une grande influence au niveau spirituel mais aussi au niveau politique. Nous sommes donc ici dans la maison d’un notable et ce pharisien a failli à ses devoirs d’hospitalité en n’offrant pas à Jésus, qu’un serviteur puisse lui laver les pieds (à l’époque cela était une marque de bienséance étant donné que les sandales ne protégeaient pas de la saleté et de plus la plupart du temps les repas se prenaient en étant allongés)

          Ce pharisien (Simon) malgré sa position sociale décide d’inviter Jésus à sa table, ce qui le met en mauvaise position face à son parti et il fait preuve ici de courage, tout en étant vraisemblablement curieux de comprendre d’où lui vient sa sainteté et ses miracles, il cherche. Il l’a invité chez lui non pas pour le reconnaitre comme Fils de Dieu car pour lui cela est encore une question d’où peut venir cette force qu’il trouve en Jésus ? Qui est-il ? En l’invitant à sa table il le reconnait comme Maître comme rabbin.

          C’est alors qu’apparait cette femme pècheresse qui va s’abaisser en venant laver les pieds de Jésus avec ses propres larmes et va les essuyer avec ses cheveux. Il y a ici un précipice entre l’accueil de ce pharisien et cette femme pécheresse qui n’est pas censé être là !

          Cependant elle vient honorer Jésus elle lui apporte toute sa vie et tout ce qu’elle possède très certainement est résumé dans ce parfum dont elle oint Jésus. Nous comprenons alors mieux pourquoi ce pharisien n’apprécie pas du tout son intervention cette femme de mauvaise vie lui retire sa place d’hôte et de plus elle oint Jésus avec un parfum certainement acquis de la mauvaise manière elle est réputé pour être une prostituée.

          Ceci pose donc question à ce pharisien, ce prophète qui est peut-être même le prophète attendu, comment peut-il accepter qu’une telle femme le touche ?
          Lorsque nous regardons ce que veut dire prophète à cette époque dans ce cas Jésus doit être revêtu de cette autorité par Dieu et doit communiqué au peuple la volonté de Dieu (deutéronome 18.18) « Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout
          ce que je lui commanderai. » mentionne ce rôle spécifique. En effet ce mot en grec veut dire :

          1.  Celui qui parle à la place d’un autre : interprète ; héraut ;
          2.  Celui qui déclare des évènements à venir. Cette double acception dérive de la préposition « pro » signifiant « à la place de » et « avant ». Le mot hébreu nabhi’, rendu par prophète, veut dire « celui qui annonce ».
          A partir de cela nous comprenons que ce pharisien a du mal à comprendre l’attitude de Jésus vis-à-vis de cette femme, c’est pourquoi Jésus lui réponds à l’aide d’une parabole qui parle du pardon et du cadeau de Dieu

          Notons au passage qu’un denier est égale à une journée de travail pour un ouvrier dans le contexte de cette parabole cela signifie que le premier aurait dû pour payer sa dette travailler 500 jours et ceci sans manger ni quoi que ce soit s’il avait dû rembourser sa dette.

          C’est pourquoi Jésus met ensuite ce parallèle avec cette femme qui est venu en pleurant sur son péché en s’humiliant aux pieds de Jésus, avec un coeur brisé elle obéit à la Parole (PS 51.17) « Les sacrifices (agréables) à Dieu, c’est un esprit brisé : Un coeur brisé et contrit ; O Dieu, tu ne le dédaignes pas. »

          Avant de bénir et de pardonner cette femme Jésus s’adresse à ce pharisien « «J'ai quelque chose à te dire à toi aussi», comme il pourrait s’adresser à nous bien souvent, en nous demandant combien de fois nous ne l’avons pas honoré dans nos paroles, nos actions, nos pensées.

          Jésus souligne alors l’attitude de cette femme qui l’a accueilli d’une manière spéciale en s’humiliant et en aimant. Il souligne aussi que bien souvent plus nous sommes loin de Lui, plus nous sommes séparés de Lui par le péché quand nous venons à Lui alors la grâce nous inonde, son pardon est immense Christ ne regarde pas à l’amplitude de nos péchés mais à notre humilité, à notre repentance afin de pouvoir nous pardonner et nous inonder de son amour.

          C’est en cela que nous voyons que Christ ne nous demande pas simplement de venir à lui avec nos raisonnements et notre manière intellectuelle, pour lui sa demande est beaucoup plus grande il veut que nous venions a Lui avec une disposition de coeur, que nous soyons prêt à tout lui remettre, pas simplement notre superflu, mais ce qui nous coute ce qui fait partie de nos besoins primaires, on peut relier ça à la pièce de la pauvre veuve dans le temple, Jésus aime cette veuve car elle a donné de son nécessaire.

          Il nous appelle à être honnête face à nous même, face à notre péché, il connaît notre coeur, cependant bien souvent nous essayons de nous dissimuler sous un masque et c’est pourquoi Jésus nous rappelle qu’il attends de nous que nous puissions être honnête et transparent, cette honnêteté nous coute car il nous faut
          nous humilier nous dépouiller de ce masque, dire « je ne suis rien » , sans toi « je n’existe pas » « tout t’appartient tu as droit de vie et de mort sur moi » il nous appelle à nous repentir à nous consacrer à Lui seul, à le reconnaitre comme Seigneur et Maître de notre vie.

          A ne pas discuter ses décisions mais à nous réjouir dans l’appel qu’il met sur notre vie. En clair il nous appelle à un changement radical de notre coeur, de nos pensées, un changement de vie en passant d’une pseudo puissance à une dépendance complète à Dieu tout en sachant que cela est une dépendance d’amour, de bénédictions et de paix si nous acceptons de nous soumettre.

          Au verset 50 nous voyons que Christ souligne que c’est par la foi ce mot veut dire confiance donc par sa confiance en Christ Sauveur que cette femme est sauvé nous sommes nous aussi appelés à faire confiance à placer notre foi en Christ. C’est alors que ce pardon reçu de Christ nous apportera la paix du coeur et de l’esprit et que nous pourrons tout à nouveau aimer et pardonner à notre prochain.

          Sachons mieux discerner combien il nous a été pardonné pour aimer davantage notre Sauveur!

          Que notre péché soit petit ou énorme Dieu nous offre sa grâce au travers de son Fils et c’est une grâce un don gratuit c’est alors que nous pouvons entrer en communion avec Lui dans son amour et l’aimer plus que tout au monde. Au travers de cet amour qui se répand en nous nous pouvons alors aimer notre prochain et apprendre à aimer même les personnes qui nous ont blessés car nous savons combien nous avons été nous-même pardonné et aimé de Dieu.

          Aimé notre ennemi est un long chemin mais si nous avons accepté Christ cela est possible là où humainement cela est impossible. Tel Corrie ten Boom ((Cornelia Johanna Arnalda ten Boom), née le 15 avril 1892 à Amsterdam, décédée le 15 avril 1983 à Orange (Californie) qui pardonnera à son bourreau « A la fin de l’une de ses conférences, les gens s’approchaient pour la saluer. Soudain, elle remarqua un homme dans la longue file d’attente. C’était le bourreau qui avait tué sa soeur. Elle n’aurait jamais pu oublier son visage. Pour cet homme, à cette époque, elle n’était qu’une détenue. Visiblement, il ne pouvait se souvenir d’elle. Lorsqu’il s’arrêta à sa hauteur, il lui tendit la main et dit : "J’ai été touché par votre message. J’ai commis beaucoup d’atrocités pendant la guerre et j’aimerais symboliquement vous demander pardon pour tout le mal que j’ai commis".

          Corrie Ten Boom était pétrifiée en face de lui. Un terrible combat s’est engagé au plus profond d’elle-même. Elle ne devait rien laisser paraître. Elle pria en ces termes : "Seigneur, je ne peux pardonner de moi-même, mais toi tu peux m’aider. Je peux faire une chose, remuer mon bras et tendre ma main". Elle saisit alors la main de cet homme et, au même instant, elle sentit l’amour de Dieu se répandre dans son coeur pour cet homme.

          Que ce soit les larmes, le parfum, nos échecs, nos péchés, nos détresses, nos doutes, nos peurs, notre manque de pardon, nos joies, nos victoires comme pour Corie Ten Boom et comme moi Brigitte, comme chacun de nous, Jésus aime lorsque nous venons à Lui pour lui offrir ce qui nous coûte.

          C'est en ce sens qu'a été rédigé le texte de 1 Chroniques 29

          16 SEIGNEUR notre Dieu, toute cette masse de choses que nous avons préparée pour te bâtir une Maison pour ton saint nom, tout cela vient de ta main et t’appartient. 17 Je sais, mon Dieu, que tu sondes le coeur et que tu agrées la droiture : pour moi, c’est dans la droiture de mon coeur que j’ai offert volontairement tout cela, et maintenant ton peuple qui se trouve ici, je le vois avec joie t’offrir aussi des dons volontaires

          Il nous faut emprunter ce chemin chaque jour que nous soyons ou non converti pour celui qui est converti c’est un recommencement de chaque jour d’apprendre à pardonner à aimer et à recevoir cette grâce de notre Seigneur. Pour celui qui n’est pas encore convertit alors c’est une découverte de son besoin de pardon et de l’amour de Dieu incommensurable pour lui, du cadeau qu’il met devant lui afin qu’il puisse accepter ce chemin d’éternité et d’amour divin.

          Source wikipedia
          Nouveau commentaire biblique
          Et http://vonballmoos-chretienphotographe.hautetfort.com/archive/2010/08/03/corrie-ten-boom.html  (pour l’histoire de corrie)


          Pasteur assistant Brigitte Staboli

          « Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés.»

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                                                                                                  « Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés.»

          Heureux ceux qui pleurent, car Dieu les consolera !

          Heureux ceux qui sont humbles et doux, ceux qui renoncent à leurs droits, car Dieu leur donnera la terre entière en héritage.

          Bienheureux ceux qui mènent deuil, car c’est eux qui seront consolés

          Heureux les affligés, car ils seront consolés.

          Heureux ceux qui sont humbles et doux, ceux qui renoncent à leurs droits, car Dieu leur donnera la terre entière en héritage.

          Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre !

                                                                                                   Bienheureux sont ceux qui sont affamés et altérés de la justice ; car ils seront rassasiés.

          Hébreu ’ achre ; grec makarios). Employé au présent, le mot grec s’applique à la félicité découlant d’un don accordé ou à un état de bonheur. Au futur, il désigne une joie à venir. La Bible emploie le mot bienheureux dans le même sens que heureux.

           Dans le Nouveau Testament, Dieu est appelé bienheureux (#1Ti 1:11; 6:15). Marie est dite heureuse car elle a cru à l’annonce de la naissance de Jésus (#Lu 1:45,48). La félicité est liée à la participation au royaume de Jésus-Christ (#Lu 14:15 ; #Ap 19:9) : heureux les hommes qui acceptent sa seigneurie (#Mt 24:46 ; #Lu 11:28) et pour qui il n’est pas une occasion de chute (#Mt 11:6). Tel a été le cas de Pierre qui a confessé le Christ (#Mt 16:17). Jésus a proclamé heureux les pauvres en esprit, ceux qui pleurent, les doux, ceux qui ont faim et soif de justice, etc., car ils sont appelés à connaître la joie du royaume des cieux (#Mt 5:3 et suivants ; #Lu 6:20 et suivants). Heureux ceux qui prendront part au repas des noces de l’Agneau (#Ap 19:9). En un mot, heureux sont ceux qui jouissent de l’approbation et des bénédictions du Seigneur. Voir Béatitudes.

           

          Si nous regardons les différentes traductions cela va bien plus loin qu’être heureux dans la souffrance. Déjà se dire heureux dans la souffrance ou l’épreuve humainement cela n’est pas vrai cela relève du mysticisme ou de vouloir dire moi je suis mieux que toi j’endure je suis un sur homme.

          Alors que veux nous dire Jésus ? Si ce n’est que la souffrance, le deuil, l’épreuve ne peuvent être accepté et vu comme un enrichissement que si nous nous en remettons à lui seul.

          Une piste a été évoquée par un commentaire biblique.  En quelques mots, le commentaire affirme que Jésus dit cela car il annonce sa mort et sa résurrection. Cette piste est intéressante car on peut donner du sens à cette affirmation de Jésus. Heureux ceux qui pleurent car ils seront consolés. Ceux qui pleurent sont ceux qui assisteront à la mort de Jésus sur la croix. Mais ils seront consolés 3 jours plus tard lorsqu’ils verront que le fils de Dieu est ressuscité.

          Cependant même si nous sommes consolés et rempli d’espérance par le Saint Esprit qui nous a été envoyé après la mort de Christ cette explication serait arbitraire car le verset serait pris hors contexte

          Il s’agit ici de ceux qui au-delà de toute choses dans les pires moments accepte de poser leur fondements en Christ, qui savent que justice leur sera rendu et que chacun rendra compte du mal qu’il aura fait à son frère. Ces personnes savent que nous avons un Dieu d’espérance et d’amour un Dieu de grâce qui sait ne pas revenir sur nos fautes lorsqu’elles ont été confessé qui nous lave et nous voit avec des yeux nouveaux la bible dit même que de cramoisi il nous voit blanc comme la neige à l’image de son fils.

          Ce verset nous invite juste à garder l’espérance et à ne pas nous arrêter aux hommes qui nous ramène à notre passé, qui nous culpabilise et croient avoir tout pouvoir. Ils ont juste oublier que Dieu est amour et qu’il sera toujours là pour nous rendre justice face aux jugements arbitraires, aux rejets, aux brutalités de la vie c’est un Dieu d’amour qui nous rappelle que même si nous pleurons aujourd’hui il a prévu pour nous le plus beau des cadeaux et nous a donné une aide précieuse par le Saint Esprit pour faire de notre souffrance un sujet de victoire car nous apprenons et nous grandissons bien souvent dans ce désert aride.

          Son St Esprit est justice, amour, espérance dans cette vie intime avec Christ, espérance de pouvoir vivre en harmonie avec Lui et en LUI et pour Lui sans qu’aucun homme ne puisse intervenir pour nous juger et nous maltraiter car il est toute puissance et nous sommes ses enfants créé à son image

          Je voudrais reprende ici le témoignage que Didier nous a apporté dimanche

          Je m’appelle Jeffrey, j’ai 31 ans et je suis paraplégique suite à un accident de voiture.

          Cet accident je l’ai eu à mes 24 ans. Je rentrais d’une soirée bien arrosée avec des copains et je n’ai pas pu éviter la voiture en face de moi.

          Ma vie jusqu’à mon accident était classique. Pas franchement de grands soucis. J’étais étudiant à l’université pour travailler un jour dans le marketing.

          J’ai grandi en allant à l’église tous les dimanches. Parents très engagés dans la vie de l’église, j’ai entendu tellement de sermons dans ma vie que plus grand-chose arrivaient à pénétrer mon cœur.

          Et puis cet accident, bête, stupide. Lorsque j’ai appris que j’étais devenu paraplégique j’ai accepté l’inévitable. Finalement j’avais joué et perdu. Telle était ma devise.

          Mes parents disaient que je le prenais bien. C’est vrai que dans l’ensemble, je le prenais bien. J’étais devenu philosophe. Pourtant tout à basculé peu après ma sortie de l’hôpital. Nous étions la veille de Noël et ma petite amie m’a annoncé qu’elle ne voulait plus de moi parce que j’étais devenu handicapé. Au début, comme à mon habitude, j’ai fait bonne figure sortant des inepties types « je te comprends, je ne t’en veux pas. A ta place j’en aurais fait tout autant. Quittons-nous bons amis ».

          En réalité j’avais envie d’hurler, de crier ma rage, ma colère. Mais j’ai tout gardé en moi, pour moi.

          J’ai accompagné mes parents à l’église pour la célébration de Noël. Une 24ème célébration à laquelle j’assistais. Sauf que là il s’est produit un événement improbable. Mes parents, sitôt la célébration terminée, m’ont laissé seul à l’église pour saluer tout le monde pour revenir me chercher plus tard car ils voulaient rentrer rapidement pour préparer les dernières choses pour le réveillon.

          Ce n’est pas la première fois que cela arrivait donc je ne me suis pas inquiété plus que cela.

          Sauf que tout le monde est parti dans les 10 minutes après mes parents. Même le pasteur est parti. Il m’a juste dit avant de fermer la porte d’entrée principale de l’église. Jeffrey, tu sortiras par derrière, la porte se bloque automatiquement.

          Et là je me suis retrouvé seul dans l’église face à moi-même. J’ai commencé à parler à Dieu, je ne peux même pas dire prier parce que j’avais les yeux grands ouverts. Je lui ai parlé. J’ai commencé par l’agresser lui reprochant tout et le prie c’était l’abandon de ma petite amie.

          J’ai dû parler 20 bonnes minutes et à bout de souffle, j’ai conclu en demandant s’il avait quelque chose à dire pour sa défense.

          Et là il s’est passé un truc que je me m’explique pas encore. Il y a eu un vent qui est passé dans l’église. C’était totalement anormal car les portes étaient toutes fermées et aucun courant d’air ne pouvait passer. Mais le plus drôle c’est que ce vent a fait tourner les pages de la grosse Bible qui était sur la table face aux bancs.

          Mon cœur battait à 100 à l’heure mais par curiosité je suis allé voir où le vent avait bloqué les pages de la Bible. C’était sur le Sermon sur la Montagne. J’ai lu le texte et je suis resté bloqué sur « heureux ceux qui pleurent car ils seront consolés ».

          Pour pleurer, ça oui, je pleurais. Mais toujours en silence parce que je n’avais aucune envie que les gens t encore moins mes parents voient ma souffrance.

          Mais avec Dieu, je sais maintenant qu’on ne triche pas. Lui le savait que je pleurais en silence. Je ne lui en voulais pas fondamentalement, à part pour ma copine qui m’avait abandonné, parce que là au moins il aurait pu intervenir pour lui faire la morale.

          J’ai pris sur moi cette fois de le prier. J’ai fermé mes yeux et j’ai dit

          Seigneur, je ne peux pas t’en vouloir pour mes jambes, après tout j’avais qu’à être plus intelligent. Je n’en veux pas non plus à ma petite amie qui m’a abandonné, parce qu’à sa place j’aurais fait la même chose. En fait Seigneur, j’ai la trouille de l’avenir.  J’avais pas prévu tous ces trucs qui me sont arrivés. J’ai peur de me retrouver seul et en mauvaise santé. Alors je ne vois plus qu’une seule alternative, je crois, s’est te laisser me consoler.

          Bon voila, j’arrête là ma prière et j’attends de voir comment tu vas faire. Amen

          Dès que j’ai terminé de prier, j’ai entendu taper à la porte de derrière, Jeffrey s’est papa, tu ouvres ?

          Bon, pas d’intervention divine, enfin on verra bien.

          Le repas ce passe très bien et je garde pour moi ce temps un peu spécial avec Dieu dans l’église.

          Puis vient le temps des cadeaux. On est tous gâtés et en plus le dernier est pour moi.

          C’est un tableau, c’est sur, je reconnais ça à l’emballage.

          J’ouvre vite et là je fonds en larmes devant toute ma famille. Moi qui retiens toujours tout par honte.

          Mes parents et mes frères et sœurs comprennent qu’il se passe quelque chose.

          Alors j’ai lu à tous en premier le petit mot dans l’enveloppe qui venait de mes grands-parents qui m’offraient ce tableau.

           « Jeffrey, disait le petit mot, depuis ton accident on prie plus particulièrement pour toi, et nous savons que tu comprends. Il y a un mois on priait pour demander à Dieu qu’il nous guide pour ton cadeau de Noël et nous sommes tombés sur ce tableau. Dieu te bénisse Jeffrey ».

          J’ai raconté à ma famille mon temps seul à l’église, le vent qui a tourné les pages de la Bible, le texte du sermon sur la Montagne  « heureux ceux qui pleurent car ils seront consolés ». Ma prière et mon attente. Et là j’ai montré le tableau sur lequel il est écrit ce texte biblique.

          2 Cor 1 :3-4

          Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation ;  il nous console dans toutes nos détresses, pour nous rendre capables de consoler tous ceux qui sont en détresse, par la consolation que nous–mêmes recevons de Dieu.

           
          Pasteur Assistant Brigitte Staboli

          source : sermon du Pasteur Didier Vallée (la chapelle protestante Montpellier)  

          à bientôt sur le T'Chat